Classement PISA : quelles sont les trois habitudes simples qui peuvent tout changer dans la scolarité d'un élève ?
L’OCDE a dévoilé les résultats de la neuvième édition de son enquête PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves). Réalisée tous les trois ans auprès d’élèves âgés de 15 ans, cette étude évalue leurs compétences en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences. Pour cette édition, près de 760 000 élèves issus de 91 pays et territoires ont participé à l’évaluation.
👨🎓 Quels résultats pour l’échantillon de 6 000 élèves qui ont “défendu les couleurs” de la France ?
Les résultats français confirment la tendance observée lors des précédentes éditions : le niveau moyen des élèves continue de reculer et atteint désormais l’un de ses niveaux les plus faibles depuis la création de l’enquête, il y a plus de vingt ans.
🧮 En mathématiques, les élèves français obtiennent un score moyen de 458 points, contre 474 en 2022. Avec une baisse de 16 points en trois ans, la France se situe au 34e rang sur 91 pays, sous la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 463 points.
La baisse est également marquée en compréhension de l’écrit. Le score moyen français s’élève à 456 points, contre 474 en 2022, soit une diminution de 18 points. Sur une période de dix ans, le recul dépasse ainsi les 40 points. La France se situe au 28e rang dans ce domaine, pourtant essentiel à la réussite dans l’ensemble des disciplines scolaires.
🧬 Les résultats en sciences apparaissent davantage préservés. Le score français passe de 487 à 483 points, soit une baisse de quatre points. La France se situe ainsi autour de la 26e-27e place parmi les pays participants.
Ces résultats ne constituent toutefois pas une difficulté propre à la France : les performances moyennes des pays et territoires participants sont elles aussi en baisse dans les trois domaines évalués.
🚀 Comment transformer le destin ?
Ces résultats ont déclenché bien des débats, et fait frémir le ministère de l’éducation nationale comme la société. C’est au gouvernement de prendre des mesures fortes qui s’inscrivent dans la durée, mais dans l’attente d’une réaction, les parents peuvent aussi agir. Nous vous proposons trois pratiques simples qui, exercées à dose régulière et inculquées dès le plus jeune âge, peuvent tout changer dans la scolarité de votre enfant :
🕘 1 - Le quart d’heure lecture
“Ici on lit”, “stop c’est lecture”, “quart d’heure lecture”, les établissements scolaires qui l’ont mis en place ont chacun leur nom pour désigner la même chose : une pause bénéfique, où tous (adultes et enfants), s’arrêtent pour lire.
L’enfant s’éduque par le mimétisme, raison pour laquelle il ne suffit pas de lui dire d’aller lire dans sa chambre pour en faire un grand lecteur. S’il ne vous voit pas lire, c’est simple, il ne lira pas ! Le soir ou pendant le week-end, instaurez le “stop on lit” à la maison : 15 minutes de lecture en silence ou à voix haute (pour les plus jeunes), et qui s’applique à tous ceux qui sont dans la maison.
💭 2 - La minute “problème”
“On se fait un petit problème ensemble” ?
Prononcée avec joie et envie, cette phrase peut suggérer à votre enfant que les problèmes, comme les énigmes, ont quelque chose de très amusant. Là encore, il ne s’agit pas d’ordonner à votre enfant d’aller résoudre un problème tout seul dans son cahier, mais de prendre le temps d’en faire un avec lui, en jouant sur l’amusement que cela peut constituer.
Les problèmes de maths présentent l’avantage de centraliser toutes les lacunes généralement mises en évidence par les profs : calcul mental non maîtrisé, difficultés à démontrer un raisonnement, manque de goût de l’effort, difficultés de compréhension des consignes, difficultés à rédiger, difficultés à mettre en valeur un résultat…
Surtout, ne pas se contenter de trouver le résultat, mais encourager votre enfant à rédiger proprement sa réponse, en mettant bien en valeur les différentes étapes de son raisonnement.
🖥️ 3 - Les deux heures sans écrans qui peuvent tout changer
Il y a deux heures dans la journée où il est fondamental de cacher les écrans : la première et la dernière. La première, parce que regarder son téléphone en se levant ne produit que du négatif : les notifications qui sonnent comme des urgences stressantes, ou celles qui ne sont pas là et qu’on aurait aimé trouver, les informations inutiles et superficielles…
Et la dernière, parce qu’on n’imagine pas ce que le trop-plein d’informations ou d’images peut susciter de négatif sur la qualité de notre sommeil. Encore plus pour les adolescents, qui ont plus qu’à tout autre âge besoin d’un sommeil réparateur et apaisé.
Pour cette règle comme pour le reste, la présence et la volonté des parents font tout. Ce serait se méprendre que de penser qu’on peut tout changer sans leur implication. Lire, calculer et raisonner convenablement, dormir dans des conditions apaisées, ce sont des choses qui s'apprennent et qui procurent aux enfants qui y sont régulièrement initiés une vraie longueur d’avance sur les autres.
Il ne suffira pas que de cela, mais ces trois rituels simples pourraient bien, déjà, nous faire grimper de quelques places au prochain classement Pisa !
